What’s Next Paris, Jour 1

Publié le 6/06/2011, par Jean-Baptiste Cazaux dans Architecture, Événements, Valtech | Ajouter un commentaire

Les 26 et 27 mai se déroulait au Grand REX une conférence java organisée par Zenika. Les intervenants se sont succédé pendant 2 jours sur des sessions de 60 à 90 minutes.

Cloudfoundry

Le premier à se prêter à l’exercice était Adrian Coyler, le CTO de springsource.
Dans sa présentation, il insiste sur les nouveaux besoins : de nouveaux modes d’interactions, de nouvelles façons d’accéder aux applications et donc de nouvelles façons de développer (langages récents, frameworks innovants) et déployer. Ainsi la virtualisation permet de gérer les besoins de dimensionnement des applications beaucoup plus rapidement. Les applications “sociales” sont aussi de plus en plus nombreuses.

Ainsi il présente le concept de PaaS et l’offre dans ce sens de springsource vmware : Cloud Foundry. Clound Foundry est open source (cloudfoundry.org), supporte plusieurs langages (Java, Grails, Rails, Ruby, JavaScript avec node.js). Clound Foundry propose également plusieurs services tels que MySql, MongoDB, Redis, …

3 formats sont proposés :

  • le cloud public, par exemple pour déployer des applications ‘sociales’
  • un cloud privé, que l’on peut installer sur ses serveurs
  • puis le micro cloud que l’on peut installer sur son poste de travail pour tester !

Il nous montre ensuite comment interagir avec le cloud depuis une interface en lignes de commandes ou bien une vue de STS (l’IDE springsource basé sur eclipse).

Une réserve est tout de même émise sur la ‘scalabilité’. Ce n’est pas parce qu’une application est sur le cloud qu’elle est ‘scalable’. Le ‘design to scale’ prend alors toute son importance.

Pour conclure je reprendrai son “PaaS, this is where things are going”.

Orion

Boris Bokowski, ingénieur chez IBM et leader technique sur eclipse, a commencé sa présentation par le constat que beaucoup de choses étaient aujourd’hui réalisées dans le navigateur web : les spécifications, le suivi d’anomalies, la consultation du contrôle de version, la navigation dans le système de fichier,…
Bref, tout sauf l’IDE !

Il parle ensuite de la difficulté de développer et d’intégrer des plugins dans les IDE. Pareil pour les compilations en script avec lesquelles les dépendances sont difficilement gérables.

C’est donc le pari d’Orion que d’amener l’IDE dans le navigateur. Très vite, Boris passe à la démonstration pour nous présenter les fonctionnalités déjà implémentées.
Ainsi on trouve la classique indentation de code, le formatage, la complétion de code (simpliste), le debugging, la gestion de configuration (avec le support de git), …

L’intérêt majeur est en fait l’intégration très simplifiée de plugins grâce aux standards du web. Ainsi on peut utiliser des services proposés par d’autres sites comme google page speed, des générateurs de css, du formatage de code, des validateurs de normes de développement, des outils de génération d’expressions régulières, bien sûr le debugging avec par exemple firebug sous firefox,…
Il apprécie aussi, avec le sourire, le fait que la gestion des onglets est maintenant gérée par l’éditeur du navigateur et non plus par l’IDE.

Orion propose une version bêta publique pour chaque millestone et prévoit une première release pour juin.

Clojure

Howard Lewis Ship, le créateur d’entre autres Tapestry, HiveMind et Cascade, a fait une présentation du langage fonctionnel Clojure, qui s’exécute dans la JVM. La session était d’un haut niveau et la syntaxe du langage ne rendait pas la tâche aisée pour le néophyte.
C’était donc une première approche de ce langage avec quelques exemples de fonctions pourtant répandues dans ce genre d’exercice, mais qui auraient tout de même mérité que l’on s’attarde un peu plus sur chacun d’entre elles.

Gestion de la mémoire

Une session sur la gestion de la mémoire, du processeur jusqu’au langage java en passant par l’OS, qui m’a laissé perplexe (même si cela m’a rappelé quelques cours d’architecture). Aux dires des personnes qui avaient invité Jevgeni Kabanov, le CTO de JRebel, c’est au 4ème visionnage de la session que l’on comprend vraiment ce que raconte cet intervenant survolté.

SQLFabric

L’après-midi a continué par la présentation de SQLFabric. J’ai surtout retenu qu’aujourd’hui, tout le monde ne développait pas un site qui gère des centaines de milliers d’utilisateurs avec des péta octets de données et donc qu’il ne fallait pas tomber dans le choix systématique et à la mode du NoSQL.

WebSockets

La journée s’est finie par une brillante présentation des WebSockets par Brad Drysdale de chez Kaazing.

Brad commence par le constat que nos applications web ne font pas du temps réel, ou alors de façon vraiment pas efficace et/ou très coûteuse en bande passante ou encore en passant par des plugins. Mais ces solutions de contournements ne sont pas prêtes pour le “cloud” car elles ne sont pas “scalables”.

L’enjeu est donc d’avoir des connexions “full duplex” entre les clients et le serveur et non plus comme aujourd’hui simplement “half duplex” en faisant du polling, du long polling ou encore du streaming.

La réponse à toutes ces problématiques est donc l’utilisation des websockets, qui viennent avec HTML5.

En effet le mécanisme implique une consommation drastiquement diminuée de la bande passante (2 octets en plus par trame une fois le protocole négocié contre au minimum 800 octets pour chaque trame HTTP).
Les autres avantages abordés sont la standardisation du protocole, du full duplex sur une seule socket, le support des firewalls, proxy et routeurs sans problème, la possibilité de récupérer des données depuis plusieurs sites, un seul port ouvert (le même que HTTP), et enfin la possibilité de sécuriser les flux comme HTTPS le fait, via TLS.

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