Agile Product Ownership (Henrik Kniberg) en VOSTFR

Publié le 9/01/2013, par Cédric Chevalerias dans Agile, Formation, Valtech | 1 Commentaire

Interested in translating ? Skip the french part !

New ! German translation file is available.

 

PO-in-a-nutshell

PO in a nutshell – Global view

 

 

Peut-être connaissiez -vous déjà l’excellente animation de 15 minutes créée par Henrik Kniberg sur le rôle de Product Owner.

Mais les membres de vos équipes, ou les clients à qui vous voudriez la montrer, ne sont peut-être pas totalement bilingues.

Voici donc la version standalone en français (c’est-à-dire avec les sous-titres directement incrustés dans la vidéo).

(New) La version standalone en allemand est aussi disponible.

 

N’hésitez pas me contacter si vous avez des remarques, des corrections ou des questions.

Ci-dessous, le mode d’emploi pour traduire les sous-titres dans une autre langue…

Cédric


 

Spread the world with Henrik Kniberg’s translated videos !

 


There are several ways to subtitle a video file :

  • soft subs: you have the video file, and the subtitles file apart. The video player combines both when reading.
  • hard subs: the subtitles are “burnt” on the video: the result is a standalone video with subs that can’t be turned off.

If you want to play Henrik’s video locally, you just have to translate the subtitle file, then to open the video and the sub file with your favorite player.

If you want to hardsub the video (to publish it as a whole), there are a few more steps…

I was not satisfied with Youtube subtitle system, as it seems to accept only simple subtitle formats such as .srt (with which there is no way to choose position, size,  color and other effects), so I chose to realease a standalone video muxed with an Advanced Substation Alpha format (.ass) file.

The simplest way to translate the video in your own language is to open the .ass file (available here) with your favorite text editor, then to translate every line without touching the timestamp.

If you think you have to resync subtitles for your language, a dedicated tool might be easier than a simple text editor. I have been using this great free tool : Aegisub.

  1. Download the video file from youtube (prefer highest definition) with a tool like Downloadhelper
  2. Open the video file with Aegisub (menu Video => Open Video)
  3. Open the audio stream (menu Audio => Open Audio from Video)
  4. Open the subtitles file (menu File => Open Subtitles) If you are asked to load/unload the associated files, answer NO, as the relative path declared in the provided .ass file probably won’t match with yours.
  5. Translate and fine tune the time stamps as needed (I let you deal with the tool’s help)
  6. Save your subtitle file
  7. Check your work with a media player (such as VLC, most of the players understand .ass file format very well)
  8. Send me your translated .ass file so I can centralize them on this page ! contact : cedopen{AT}gmail{DOT}com, with [HK translation] in the subject field please.

 

To “merge” video and subtitles files, I used various free tools, and a GUI that manages the process (MeGUI).

I won’t write a full tutorial about tools such like Avisynth and others, there are lots of guides on the web (see doom9 for example).

What I did is a simple AviSynth file : (copy/paste these lines in a text file and change its extension to .avs)

LoadPlugin("C:\YourPath\Aegisub\csri\vsfilter-aegisub32.dll")
FFmpegSource2("D:\Yourpath\YourVideo.mp4", vtrack = -1, atrack = -1)
TextSub("D:\YourPath\YourSubFile.ass")

Then I ran MeGUI with the avs file, and it generated the HD muxed video that I finally uploaded to youtube,  … et voilà ! ;-)

Note: if you really have problems to generate the muxed video, contact me, I’ll do it for you.

Here are the subtitles files:


Save as .ass
(I am not responsible for the extension name;-))

English  United-Kingdom Voxxi_Crystal_Download_Icon_small
French France Voxxi_Crystal_Download_Icon_small
German Germany Voxxi_Crystal_Download_Icon_smallNEW!

 


Fréquence Valtech n°8 : Kanban avec Laurent Morisseau

Publié le 4/09/2012, par Grégory Paul dans Agile, Événements, Fréquence Valtech, Valtech | 1 Commentaire

Dans ce 8ème épisode du podcast Fréquence Valtech, Jean-Michel Legrand et Grégory Paul interviewent Laurent Morisseau sur le thème du Kanban pour L’IT.

Le programme de cet épisode est tout d’abord une définition du système, du tableau et enfin des cartes kanban. Puis, nous le situons par rapport à Lean, Scrum et plus globalement à l’agilité. Enfin, Laurent nous livre son retour d’expérience sur la mise en place de Kanban ainsi qu’une parenthèse sur l’hyper-productivité des équipes, le risque d’utiliser la vélocité comme outil de management et les dérives ou difficultés que pourrait amener Kanban. En conclusion, nous évoquons l’aspect communautaire, listons quelques ressources et évoquons l’événement Lean Kanban France prévu le 18 et 19 octobre prochain.

Vous pouvez télécharger ce podcast au format ogg ou mp3 ou encore vous abonner via le flux rss dédié.

Voici les ressources évoquées pendant le podcast :

N’hésitez pas à nous faire part de vos retours par email à l’adresse <podcast-at-valtech.fr> ou alors via les commentaires ci-dessous.

Le thème musical provient de podcastthemes.


Adoption de l’Agilité dans les organisations le 28 juin à Toulouse

Publié le 11/06/2012, par Olivier Rodrigues dans Agile, Événements, Valtech | Ajouter un commentaire

L’agilité a fait son apparition en France depuis près de 10 ans. En tant que précurseur, Valtech a très vite adopté SCRUM sur ses projets onshores mais également offshores, et a développé une plateforme agile spécifique. Aujourd’hui, les choses ont changé et de nombreux clients comme Valtech en son temps, adoptent les pratiques agiles SCRUM et XP tout en consolidant leurs environnements de développement et de test pour une meilleure productivité des équipes.

A l’occasion d’un séminaire à Toulouse le 14 juin 2012, les experts de Valtech aborderont des sujets moins techniques du point de vue du développement, mais beaucoup plus sensibles du point de vue de l’organisation, de la difficulté d’adoption de nouvelles pratiques agiles (processus et outils) et du management habilité à décider de l’opportunité ou non d’adopter ces pratiques.

Au programme (9h00 – 12h30) :
  • Adoption de l’agilité et retour sur investissement
  • Le pôle architecture dans un monde agile
  • Une plateforme agile pour quoi faire ?
  • Innovation Game : Gadget futile ou outil redoutable ?

 

Inscription & Accès :
  • Lieu : Toulouse ( Le lieu sera communiqué prochainement )
  • Date : 28 juin 2012
  • Horaire : 09:00 – 12:30
  • Inscription : via le site web

L’équipe de Valtech Toulouse sera heureuse de vous accueillir pour cette matinée d’échanges.


Séminaire “Best Of Mobile” à Paris le 5 avril

Publié le 27/03/2012, par Olivier Rodrigues dans Agile, Événements, Mobile, Valtech | 1 Commentaire


Depuis près de 5 ans, le mobile a le pouvoir de bouleverser la façon d’appréhender le merchandising, le marketing et les solutions publicitaires pour offrir des expériences de marque de proximité pour l’utilisateur final.

Ce séminaire a pour objectif de vous proposer des retours d’expériences tangibles sur la base de projets réalisés par des professionnels reconnus dans le secteur du mobile. Faire le bon choix technologique, bien utiliser la méthodologie de déploiement pour respecter vos objectifs métiers et surtout déployer votre stratégie mobile au service des dispositifs tactiques et de votre ROI…

Au programme (8h30 – 12h00) :

André Germinet
Directeur de l’Innovation
CREDIT AGRICOLE TECHNOLOGIES
Raphael Labbé
Directeur de Projets
Nouveaux Média

GROUPE L’EXPRESS ROULARTA
Sylvain Lemonnier
Responsable Marketing
Audience Mobile

MAPPY – GROUPE PAGES JAUNES
Stéphane Morillon
Organization &
Project Director Deputy

LOUIS VUITTON
  • “Apps vs Webapp”
  • Réaliser des applications mobiles en mode Agile
  • Table Ronde : Comment préparer votre stratégie mobile ?
    Avec les témoignages de dirigeants de grands groupes.

Inscription & Accès :

  • Lieu : Valtech, 103 rue de Grenelle, 75007, Paris (Plan)
  • Date : 5 avril 2012
  • Horaire : 08:30 – 12:00
  • Inscription : via le site web

 

L’équipe de Valtech sera heureuse de vous accueillir pour cette matinée d’échanges.

 


Fréquence Valtech n°4 : Agile UX

Publié le 14/03/2012, par Grégory Paul dans Agile, Fréquence Valtech, Valtech | Ajouter un commentaire

Dans ce 4ème épisode du podcast Fréquence Valtech, Grégory Paul interviewe Jean-Claude Grosjean sur le thème de l’Agile UX.

Cette discussion aborde l’ergonomie des applications, définit l’expérience utilisateur et surtout, recentre cette activité dans un contexte agile. Différents outils sont également abordés, tels que les personas, le sketching via le prototypage papier ou “paper prototyping” ou encore l’évaluation de l’expérience utilisateur.

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Voici quelques ressources évoquées pendant le podcast :

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Équipe Scrum multicompétente

Publié le 1/03/2012, par Pierrick Revol dans Agile | 3 Commentaires

Le travail en équipes pluridisciplinaires qui prennent en charge un sujet et le traitent de bout en bout, en faisant intervenir plusieurs métiers (architecture, code, tests…), est l’un des points clés de l’Agile (et de Scrum).

Ce sujet est généralement mal compris et suscite beaucoup d’inquiétudes, pas toujours fondées.

Nous allons d’abord clarifier le vocabulaire utilisé, puis nous verrons comment fonctionne une équipe multicompétente, comment se construit cette qualité et nous tâcherons de répondre aux objections les plus couramment formulées avant de conclure en examinant l’intérêt que vous pourrez trouver à développer ce mode de fonctionnement.

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1er épisode du podcast Fréquence Valtech : TDD

Publié le 15/12/2011, par Grégory Paul dans Agile, Fréquence Valtech, Test, Valtech | 4 Commentaires

Valtech lance le podcast “Fréquence Valtech” où nous parlerons de technique et d’agilité. Le rendez-vous se veut mensuel.

Dans ce 1er épisode, Grégory Paul interviewe Etienne Charignon et Eric Le Merdy au sujet de TDD.

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Première réunion Software Craftsmanship Paris

Publié le 28/10/2011, par Nicolas Bétheuil dans Agile | 2 Commentaires

Paris Software Craftsmanship - Première réunion

Il y a une semaine c’est tenu le premier “meetup” de la communauté Software Craftsmanship. Et c’était bien.

Définitions

Tout d’abord un petit aperçu de ce qu’est le Craftsmanship au travers de ce qui nous être présenté jeudi soir.

L’agilité permet de faciliter la réussite d’un projet. Cependant, son application depuis ces dix dernières années a pu amener à une forte focalisation sur le processus, négligeant les autres valeurs comme la relation humaine et le logiciel opérationnel. Le Software Craftsmanship part de ce constat afin d’enrichir les principes agiles. Il met l’accent sur les compétences et même l’excellence individuelle afin d’apporter de la valeur au produit à réaliser.

On trouve sur Paris beaucoup de communautés centrées soit sur les technologies, (Java, JavaScript, NoSql…)  soit sur les processus (French Scrum User Group, conférence Agile France…). La communauté Software Craftsmanship se place dans un espace oublié pour réunir ces deux mondes. C’est une communauté où l’on parlera de technique de développement logiciel comme par exemple de TDD, de conception simple, de binomage…

Si cette communauté devait s’attacher à développer un des 4 principes du manifeste agile, ce serait “working software”. Le mouvement aux Etats-Unis a écrit un manifeste software craftsmanship. Celui ci compléte, explicite et renforce les valeurs du manifeste agile. Ce qui donne :

Not only working software, but also well-crafted software

Not only responding to change, but also steadily adding value

Not only individuals and interactions, but also a community of professionals

Not only customer collaboration, but also productive partnerships

http://manifesto.softwarecraftsmanship.org/

Pour ceux qui n’ont pas suivi, Craftsman se traduit par artisan en français. Ce sujet n’a pas été abordé pendant cette soirée, mais pourra sans doute alimenter quelques discussions lors des soirées à venir.

Déroulé de la soirée

Cyrille Martraire est directeur technique chez Arolla et fondateur de cette communauté.

Il nous a expliqué les raisons de son initiative : parmi les communautés naissantes, on distingue les techno centrée (Java,.net, web…) de celles qui seraient plus méthodologiques, autour de l’Agilité, du Lean… Néanmoins, ces deux tendances convergent sur le travailler mieux, autant au niveau technique que organisationnel ainsi que “simplement” se faire PLAISIR au travail. Il présente son initiative comme une troisième possibilité, sans appartenance à une technologie ou à un langage. Parmi les participants (moyenne d’âge autour de la petite trentaine, même si des personnes plus expérimentées étaient présentes), l’écrasante majorité était plus orientée java, même si les langages du web était également représentés. Un .net était également présent.

Cyrille a très vite laissé la parole à Sandro Mancuso, fondateur de la communauté Software Craftsmanship de Londres, il y a un an. Celui ci nous a présenté son idée du métier de développeur, comment il évolue au sein des projets, notamment encadré par les méthodes agiles. Il en est venu assez naturellement à aborder la manière d’améliorer le travail personnel par les pratiques du software craftsmanship.

La deuxième partie prévoyait intitialement un hands-on en TDD. Elle s’est transformée en papotage autour d’un excellent cocktail.

Ce qu’il m’en reste

Ce que j’ai retenu de cette session autant au travers de l’introduction de Cyrille que du talk de Sandro :

  • Le développement est un art qui requiert du temps, de l’expérience, de la pratique
  • Comment garantir à un projet que ce que vous amenez le fait avancer : écrire du code, vérifier que le résultat obtenu est bien celui attendu et vice et versa : c’est normal. Mais si vos tests sont automatisés, reproductibles et que votre code est lisible, maintenable, et compréhensible, ce que vous avez amené aujourd’hui et hier fonctionnera toujours demain, même si vous n’êtes plus là.
  • Les activités de test et de refactoring ne sont pas des tâches, mais des étapes indispensables, par conséquent votre PO ne peut pas les dé-prioriser.
  • L’importance de pratiquer : Comme pour conduire une voiture, au début on est paniqué, puis après on arrive à être naturel et à gérer plusieurs choses à la fois. Pour le TDD ou le pair-programming cela change fondamentalement notre manière de faire, de concevoir mais cela permet de reproduire et de s’améliorer régulièrement en partageant, en échangeant, en communiquant plutôt qu’en stagnant tout seul.
  • Tous les projets sont différents, mais les pratiques pour les faire aboutir ne sont pas si nombreuses, malgré les exigences métier : Sandro a d’ailleurs une fois de plus appuyé sur l’importance des pratiques XP telles que TDD & pair programming. Il a néanmoins nuancé son propos en prenant en compte un contexte organisationnel qui peut parasiter ou freiner l’application des pratiques XP, il se concentre alors sur celles du centre complètement déconnectées du contexte organisationnel qui vient parasiter leur essence.

D’autres remarques qui ne sont pas relatives à l’écriture du code, parce que ce n’est qu’une très petite partie de notre activité :

  • Être Craftsman c’est avoir une attitude positive : en se lamentant sur l’état du projet, quelle image donne-t-on aux débutants et aux collègues qui y contribue ?
  • Le Software Craftsmanship n’est pas une église ou une croyance mais la raison qui s’exprime au travers de l’expérience de chacun
  • Commentaire personnel : comme toute expérience qui s’exprime, tant que l’autre n’a pas fait son apprentissage, cet ensemble de pratique est difficile à accepter et apparaît uniquement comme de l’évangélisation, j’ai vu la lumière, je peux vous montrer le chemin et vous aider à y parvenir.
  • Sandro nous a bien fait part de son peu de considération pour les certifications. Il espère bien ne jamais voir reprise cette idée pour le Software Craftsmanship.
  • Travailler sur du code historique (legacy) c’est comme faire un puzzle 5000 pièces : trouver les angles, les bords, isoler des parties cohérentes afin d’y incorporer les bonnes pratiques
  • Prenez votre carrière en main : parce que comme un dentiste ou un médecin, on ne vous paie pas pour apprendre ou vous remettre à niveau. C’est par contre une activité indispensable : vous devez individuellement maintenir vos connaissances et compétences à un niveau d’employabilité afin de ne pas vous retrouver dans des impasses. Néanmoins, si votre employeur n’est pas capable de vous aider dans cette activité, essayez de faire changer les choses puis, si ça ne fonctionne toujours pas, allez voir ailleurs. Sandro a d’ailleurs fait un délicieux lapsus “Own your company” à la place de “Own your carrier” : pour continuer à évoluer et à vous épanouir vous devriez être votre salarié, posséder votre société …

Comme toutes communautés, elle ne vivra que par l’activité de ses membres.

Être développeur

Cette session m’a également beaucoup fait penser à la session du dernier Paris JUG sur “Être Développeur” : si vous voulez que votre projet réussisse, entourez-vous des bonnes personnes. L’une des autres idées de cette autre soirée était sur la limite d’âge : il n’y en a pas ! Être développeur à 40 ans n’est pas une tare, je dirais même plus que ce sont les bons, très bons qui sont toujours dans cette activité. Il faut néanmoins accepter de faire des missions plus aventureuses… Les Duchess vont d’ailleurs prolonger le débat.

Liens pour aller plus loin

http://craftedsw.blogspot.com

www.meetup.com/paris-software-craftsmanship/

www.meetup.com/london-software-craftsmanship

Crédits Photos: Cyrille, merci !
Avec la généreuse participation & gracieuse relecture de Etienne Charignon & Eric Le Merdy, merci !

Les « équipes transverses » vues par un développeur agile.

Publié le 20/05/2011, par Thomas Bonset dans Agile | 4 Commentaires

Ma mission actuelle

Actuellement j’effectue une prestation pour une banque. Décrire ce métier n’est pas aussi simple que ça en a l’air et en plus ça n’est pas vraiment le sujet de cet article. C’est néanmoins avec appréhension que j’ai accepté cette mission, ne connaissant que d’un point de vue extérieur le domaine métier de la banque.

Le contexte de la mission m’a très rapidement rassuré : Je devais intervenir au sein de l’équipe « usine logicielle » (on va dire UL) afin de la faire évoluer, de la maintenir et aussi d’intégrer une fonction support.

Avant de continuer, il me faut décrire le contexte technique des développements au sein de cette banque, du moins ceux pris en compte par l’UL :

  • les applications sont des clients légers, reposant coté serveur sur du Java.
  • l’IDE utilisé est Eclipse.
  • une grande partie des applications concerne la banque en ligne, à destination des clients.
  • une autre grande partie concerne les applications internes à la banque. Il a été décidé, pour garder une homogénéité assez large, d’avoir pour ces applications la même charte graphique, les mêmes contrôleurs… bref, une même « tronche ».

Pour ce faire, Il a été mis en place un plugin Eclipse « maison », un framework « maison », des règles de qualité « maison » :

  • le framework est une couche développée au dessus des habituelles bibliothèques (Spring, Hibernate…)
  • le plugin Eclipse développé pour accompagner les développeurs pour la création, le développement, la compilation et le déploiement des applications.
  • les règles de qualité, exploitant principalement ceux des plugins de référence PMD et Checkstyle.

 

Ce que Fait l’équipe

L’équipe à laquelle j’appartiens fait partie d’un pôle d’équipes régissant ces différents aspects : parmi elles, les administrateurs des serveurs – bien évidemment -, l’équipe qui met en place, développe et maintient le framework, et l’équipe UL, en charge des aspects de l’usine logicielle (intégration continue, qualité, dépôt de version…)

Et voici donc le rôle de notre équipe :

  • Mettre en place le serveur d’intégration continue Hudson, architecturé à grande échelle, avec maitre-esclaves et tout, qui sert de pivot à à peu près tout (j’y reviendrai plus loin) ;  le configurer, gérer les files d’attente, et les déploiements en recette.
  • Développer et mettre en place tous les mécanismes de livraison internes à l’IDE.
  • Administrer un bon paquet d’applis centrales (subversion, un wiki, d’autres intranets…)
  • Développer, mettre en place et fixer les règles de qualité qui font qu’une application est bonne à livrer en production ou pas.
  • Offrir un socle de développement permettant d’exploiter ces outils (Eclipse, jre6, tomcat pré configurés…)
  • Et évidemment avoir un rôle de support : quand on offre de telles solutions, faut prévoir les cas ou les utilisateurs ont un problème avec ces solutions…

A noter, cette équipe se dit fonctionner en mode Scrum, à la limite du KanBan quand même : les post-its sont là, ils bougent d’une colonne à l’autre pendant les sprints de 3 semaines, ces sprints donnent lieu à des rétros, des planifs et il y a même un burndown chart.

Sauf que…

Eh bien l’indisponibilité liée aux assistances, estimée à 50%, peut énormément varier , ce qui rend très difficile une application littérale de Scrum ; il y a rarement de développements à proprement parler ni de livrables  (donc pas de démos franches) ; il n’y pas vraiment de product-owner non plus. L’équipe UL fonctionne souvent à flux tendu…

Pourquoi le fait-elle

A la base, le besoin d’industrialiser les développements est évidemment le même qu’ailleurs : s’assurer que ce qui part en production fonctionnera bien.

Sans vouloir remettre en cause ni la cascade ni le cycle en V, il faut reconnaître que le cycle itératif, induit par le build continu, présente des avantages tout à fait considérables (!), parmi eux  le fait pour les MOA/MOE d’être au fait de la bonne santé des applications, et ce à tous les niveaux.

Un deuxième intérêt est de valider ou non une application selon des critères de qualité objectifs, définis via  les plugins PMD-checkstyle par l’équipe.

Le véritable intérêt se trouve surtout dans les tests « fonctionnels » : comme les contrôleurs des applis sont très souvent les mêmes (grâce au framework), il a été très rapidement aisé d’utiliser et de mutualiser l’outil Selenium. L’équipe UL a ainsi mis en place deux seuils validant ou non une livraison : Un seuil de 5% de couverture de code par les tests unitaires, et un seuil de 40% par les tests Selenium, ce qui peut paraître peu ; cependant il faut savoir que ces deux seuils se sont greffés sur des projets existants sans tests, et sont voués à augmenter.

Forcer ces seuils présente un double avantage : habituer les développeurs à tester leurs développements, voire à les convertir au cycle TDD, et bien sûr s’assurer de la non régression des applications.

Les limites

Tout ça, ça donne l’impression d’un environnement de travail très sain, et en vérité ça l’est : les développements avancent à bon rythme, tout est cadré, voire sous contrôle.

On voit quand même au bout de quelques mois quelques limites apparaître :

  • Une banque peut concentrer beaucoup d’applications à développer, des applications de plus en plus nombreuses et sophistiquées. Toutes les faire passer dans l’usine logicielle revient à redoubler de vigilance : donc nécessité d’une gestion très fine d’Hudson.
  • Les outils mis à disposition des utilisateurs  sont développés en interne. Les utilisateurs doivent être formés spécifiquement aux outils maison.
  • De plus, un peu d’empathie envers les utilisateurs peut rapidement montrer qu’il est difficile de capitaliser, voire de motiver sur l’utilisation d’outils maison.
  • L’évolution des technos (html5, développements sur mobile, sur tablette…) oblige à veiller quotidiennement à la mise à la page des outils mutualisés
  • Cela court-circuite un peu la démarche agile (pourquoi ne pas faire confiance aux équipes hein ?)
  • Imposer des couvertures de test minimales aux développeurs peu habitués à développer des tests automatisés sur leurs applications (eh bien oui, cela existe encore en 2011), conduit d’une part à de la « sur-qualité », ou le fait de tester du code non pertinent juste pour atteindre le seuil fatidique –exemple concret : tester les accesseurs des beans java -, ou encore avoir à gérer une liste de dérogations pour valider la livraison d’une appli non testée mais critique.
  • Il faut aussi définir et se mettre d’accord sur les règles PMD/Checkstyle qui valident ou non une livraison.

A partir de ces constatations, je vous propose quelques réflexions :

Pourquoi imposer des outils, des frameworks aux équipes de développements ?

Tout simplement parce qu’il y a des contraintes :

  • Contractuelles : l’intégration aux solutions IBM (Websphere, DB2…)
  • Techniques : L’existant sur lesquelles la nouvelle application doit se reposer détermine souvent ce point.
  • Financières : Utiliser des outils sous licence libre revient moins cher, et permet de ne pas dépendre d’une société tierce
  • Idéologiques : Certaines sociétés n’imposent que des outils libres et ouvertes afin de se faire une image au près de communautés

Pourquoi ne pas faire confiance aux équipes de développements?

A cette question, mon chef/scrummaster me souffle à l’oreille que dans leurs équipes de développement, on retrouve surtout des profils juniors, des stagiaires, des ingénieurs cherchant à évoluer dans le métier bancaire, d’anciens du métier bancaire… bref, très peu de geeks cherchant à capitaliser de nouvelles connaissances.

Chaque pole contient toutefois un référent technique (parfois issu de nos équipes transverses) qui adhère aux frameworks communs et qui – souvent – demeure l’unique interlocuteur de notre équipe transverse.

Que se passerait-il si les différentes équipes avaient toute la latitude sur les choix des technos et des outils ?

Les équipes bougent, changent, un turn-over constant existe dans une banque comme dans toute société. On imagine difficilement qu’un leader technique nouvellement arrivé effectue un audit rapide de ce qui a été fait précédemment obtienne quelques mois de budget pour une refonte technique totale. Ni même que pour avoir 36 applications à faire, il avoir 36 serveurs configurés séparément. Au final, à moins d’une communication optimisée au maximum entre les équipes (Scrum de scrums ?), on arriverait à une cacophonie ingérable, il  faut l’avouer.

Où se trouve l’endroit idéal ou mettre ce curseur ? Homogénéisation ou  Autonomisation ?

Ça n’est bien sûr pas aux équipes de développement de définir l’ensemble du périmètre technique, ni au client de dicter ligne par ligne le code aux développeurs.

Placer un curseur entre ces deux extrêmes est complexe : il s’agit de définir les périmètres d’où découle tout le fonctionnement d’un SI.

Pour répondre à cette question, je me propose de dresser une liste de rôles que pourrait avoir une équipe transverse.

Une telle équipe pourrait avoir pour rôle :

  • d’être le garant de qualité des développements
  • de mettre en place les critères d’intégration et de qualité minimum au sein d’un SI (quel que soit le contexte technique)
  • de s’assurer que les outils de reporting soient utiles et utilisés.
  • de pouvoir fournir à chaque  instant l’état des développements actuels
  • de proposer, de conseiller  sur les outils à utiliser ou à mettre en place sur les équipes de développeurs (attention, pas forcément à les administrer)
  • de proposer et de conseiller sur les méthodes de gestion de projets facilitant le dialogue entre développeurs et utilisateurs…

Comment une telle organisation risque d’évoluer ?

De nombreux paramètres sont à prendre en compte pour donner réponse à une telle question, alors autant faire une réponse courte :

Si l’équipe transverse arrive à communiquer, maintient un dialogue constant entre les différentes équipes (direction – MOE – MOA – développeurs – administrateurs), reste garante de la qualité, maintient et fait évoluer les outils mutualisés, essaie d’induire de bonnes pratiques tels que le cycle TDD, la TDR… alors oui, la présence d’une telle équipe se justifie.

Pour conclure

Ce sujet est vaste et complexe, et mesurer tous les enjeux sur le choix ou non d’une telle organisation demande une réelle expérience, une réelle qualification sur les bonnes pratiques, les méthodes agiles,et surtout un gros effort sur la communication des rôles des équipes transverses.  Je me permettrai enfin de rappeler le premier des 4 piliers du manifeste agile : l’interaction avec les personnes plutôt que les processus et les outils.



Conférence Agile France 2011: Les sessions Valtech

Publié le 19/05/2011, par Amira Lakhal dans Agile, Événements, Valtech | 1 Commentaire

 

Valtech sera présente au rendez-vous incontournable de la communauté Agile française qui se déroule le 26 et 27 Mai au Chalet de la Porte Jaune. Pour cette édition, diverses conférences seront animées par des consultants Valtech :

« Dans la peau du manager agile »

Présenté par Jean-Claude GROSJEAN, COACH AGILE  et  Consultant UX

Quand il s’agit d’agilité, ne laissez pas vos Managers au bord du chemin ! Aidez-les plutôt à devenir des managers Agiles… et à maîtriser l’évolution de leur métier. Entre nécessité et opportunité, le métier de Manager Agile (au sein d’une organisation agile) devient un savant compromis entre le maintien de certaines responsabilités, l’abandon de certaines autres et l’acquisition de nouveaux savoir-faire et savoir-être… L’ère est au management Agile & Lean.

“Quand Product Owner rime avec Marketeur – Agile UX et ATDD”

Présenté par Hélène Granboulan-Bensalem, Consultante Senior & Formatrice, Analyste Agile et Jean-Claude GROSJEAN, COACH AGILE  et  Consultant UX

Le marketing donne naissance à des projets particulièrement créatifs & réactifs. L’expérience montre que l’agilité permet de répondre à ce contexte et à ses véritables enjeux: livrer à temps, un produit opérationnel, que l’on sait adapter jusqu’au dernier moment. Cette session se propose d’illustrer les responsabilités, les pratiques et certains outils du rôle de Scrum “Product Owner” dans lequel le marketeur va se glisser : Agile UX (expérience utilisateur agile), ATDD (spécifier ensemble par l’exemple), et plus encore…

 

“Une usine logicielle pour une usine, vers le déploiement continu en production”

Présenté par Claude Falguière,  Consultante Senior Java et Maxime Lemanissier (ancien Valtech, PhotoBox)

Retour d’expérience sur la mise en place d’une usine logicielle sur un ensemble d’applications qui gèrent un site de production (Java, Flex, Python).

Pour conserver l’aspect très réactif des déploiements actuels mais améliorer la qualité, nous voulons mettre en place un processus de déploiement continu jusqu’à la production.


 

 

“Lire du code”

Présenté par Etienne Charignon, Consultant et Extreme Programmer

Au cours de notre parcours de formation de programmeur ainsi que dans notre travail, nous dépensons beaucoup d’énergie à apprendre à écrire du code.

Je vous propose ici de nous arrêter quelques minutes sur cet aspect méconnu et qui occupe pourtant la plus grande partie du temps d’un développeur : lire le code.

 

“Product Owner : Valorisez vos Epics”

Présenté par Yannick Ameur, Consultant Senior et Coach Agile

Il s’agit d’un atelier pour les PO pour leur montrer les différences entre une gestion de type concurrentiel interne à l’entreprise et une gestion Collaborative des différents PO  responsable de leur domaine.


 


 

“10 ans après… Ma première expérience agile”

Présenté par Xavier RENAUDIN, Consultant Confirmé et certifié Scrum Master  et Katia Aresti (Xébia)

Un échange entre Katia, qui découvre le monde de l’agilité sans aucune formation théorique et Xavier, Scrum Master essayant d’appliquer ses connaissances théoriques dans l’Agilité.  Un échange autour d’un retour d’expérience.

 

 

Les inscriptions sont encore ouvertes. Soyez nombreux à l’évènement Agile de l’année ;)