La gazette du cloud – Mars 2012

Publié le 12/03/2012, par Pierre Chaussalet dans Cloud Computing | Ajouter un commentaire

IaaS

Amazon Web Services

L’actualité autour d’AWS est encore une fois chargée. Outre l’ajout d’un nouveau type d’instance EC2 (m1.medium : 1 core, 3.75G de RAM, 410G de stockage), l’ensemble des types d’instances est désormais disponible en 64 bits, notamment le type m1.small, permettant ainsi de simplifier la gestion des images. Le catalogue de services continue à s’enrichir avec les offres orientées PaaS que sont DynamoDB – nouvelle offre NoSQL visant des volumes plus importants que SimpleDB – et Simple Workflow. Côté coûts, AWS a annoncé une nouvelle baisse des tarifs d’EC2, de RDS, d’ElastiCache et d’Elastic MapReduce. Cette baisse privilégie bien évidemment la réservation de ressources, représentant par exemple jusqu’à 37% d’économie pour des instances EC2 reserved contre 10% pour les instances on-demand.

OpenStack

L’activité autour du projet OpenStack ne faiblit pas, prouvant s’il était besoin l’implication d’acteurs majeurs de l’IT autour du projet. Dell, NTT, Rackspace et HP se sont ainsi associés pour mettre en place un environnement public de tests de la plateforme. Cet environnement offre une puissance importante (156 cores, 1040G de RAM, 59,1T de stockage) et est accessible à toute personne désireuse de tester l’outil. De son côté, Rackspace a annoncé le passage en béta de son offre IaaS basée sur nova, ce qui représente une avancée majeure pour le projet. Ce dernier vient de s’enrichir d’un nouveau service de dns permettant non seulement d’assigner dynamiquement des noms de domaines aux instances, mais pouvant également être piloté à l’aide d’une API REST.

Apache Deltacloud

La fondation Apache se lance à son tour dans le monde du cloud computing par le biais du projet Deltacloud. Bien évidemment, il ne s’agit pas d’une solution de cloud open source supplémentaire, mais d’un service de pilotage multi-cloud issu du projet RedHat du même nom. Les principales solutions publiques et privées de gestion d’instances sont supportées, ainsi que les solutions de stockage Amazon s3 et Google Storage.

CloudStack (Citrix)

Citrix a annoncé la première release majeure de Cloudstack depuis le rachat de Cloud.com. Outre le support de Xenserver 6.0 et de vSphere 5.0, cette nouvelle version offre une meilleure intégration avec les solutions Citrix. Il devient également possible de mettre en oeuvre Openstack swift comme solution secondaire de stockage d’objets. Enfin, un nouveau service fait son apparition permettant de configurer de façon poussée le réseau virtuel.

PaaS

Oracle

Oracle, qui a longtemps choisi d’ignorer le marché du cloud computing, a finalement décidé de se lancer sur le secteur par le biais de deux offres. La première, nommée Fusion Applications, propose l’accès aux applications Oracle de gestion RH, de finance et de CRM. La seconde, Oracle Public Cloud, consiste en une plateforme PaaS bien évidemment orientée Java EE et base de données relationnelle Oracle. Reste à voir si la perspective d’une plateforme Java EE complète dans le cloud saura rencontrer son public.

Jelastic

Jelastic, solution PaaS orientée Java, annonce la fin de la phase de béta de son produit. Une des principales particularité de cette solution réside en son mode de facturation. En effet, contrairement aux offres concurrentes dont la facturation prend souvent en compte de nombreux paramètres, Jelastic a fait le choix de la simplicité en n’utilisant que la puissance CPU et la quantité de RAM comme métriques de calcul de facturation.

CloudBees

CloudBees, autre solution PaaS orientée JVM, propose une offre permettant de garantir la localisation des données. Nommée AnyCloud, il s’agit d’une solution permettant de piloter le déploiement des applicatifs et notamment de choisir le fournisseur d’hébergement et éventuellement la région utilisée. Les solutions actuellement supportées sont AWS, OVH, mais également un datacenter interne.

Heroku

Heroku n’est pas en reste et propose également un nouveau service de partage de données. Plus exactement, il permet de rattacher le résultat d’une requête SQL à une URL, rendant ainsi facilement partageable ce résultat aux formats JSON, CSV, XML ou Excel. Le résultat peut être référence soit sous la forme d’un instantané des résultats au moment de l’exécution, soit de manière dynamique au moment de l’accès à l’URL.

Tier 3

Tier 3, déjà connu pour son offre IaaS basée sur VMware vCloud, propose une offre PaaS sur la base de sa propre infrastructure. Basée sur CloudFoundry, cette solution cible spécifiquement les applications .Net. L’hébergement est actuellement assuré aux Etats-Unis, mais une ouverture aux datacenters asiatiques, australiens et européens est prévue courant 2012.

SaaS

Adobe

Adobe a publié son offre Creative Cloud. Cette offre reprend les applications de la suite Creative Suite auxquelles se rajoutent leurs déclinaisons pour tablettes, TouchApps. Les différents services SaaS permettent non seulement de synchroniser automatiquement les différentes déclinaisons des applications – tablette et ordinateur – mais offrent également du stockage, l’accès à une bibliothèque de polices ou la publication simplifiée de brochures sous forme d’application iPad. Actuellement disponible aux Etats-Unis uniquement, l’abonnement est fixé à 49.99$ par mois.


3ème épisode du podcast Fréquence Valtech : Cloud Computing

Publié le 15/02/2012, par Grégory Paul dans Architecture, Cloud Computing, Fréquence Valtech, Valtech | Ajouter un commentaire

Dans ce 3ème épisode, Grégory Paul interviewe Pierre Chaussalet sur le sujet du Cloud Computing.

Dans cet échange, Pierre présente les 3 approches du Cloud Computing (IaaS, PaaS et SaaS) et explique leurs différences ainsi que leurs avantages et inconvénients.

Vous pouvez télécharger ce podcast au format ogg ou mp3 ou encore vous abonner via le flux rss dédié.

Voici quelques resources évoquées pendant le podcast :

J’en profite également pour rappeler le petit déjeuner sur le “Cloud Computing” animé par Pierre Chaussalet et Herve Desaunois ce 16 février à Valtech Paris et rebondir sur la dernière édition de la Gazette du Cloud.

N’hésitez pas à nous faire part de vos retours par email à l’adresse <podcast-at-valtech.fr> ou alors via les commentaires ci-dessous.

Le thème musical provient de podcastthemes.


La gazette du cloud – Décembre 2011

Publié le 6/12/2011, par Pierre Chaussalet dans Cloud Computing | 1 Commentaire

IaaS

Amazon Web Services

Même s’il est considéré comme l’acteur principal du cloud computing, Amazon ne se repose pas pour autant sur ses lauriers et continue à enrichir son offre. Outre l’ajout de nouveaux services à la console web de gestion (SQS, Route 53), de nouvelles zones géographiques sont disponibles aussi bien pour l’hébergement et le stockage, avec l’ajout d’une septième région d’hébergement en Oregon, que pour les services de proximité CloudFront et Route53 qui sont désormais disponibles au Brésil, marquant ainsi l’arrivé d’AWS en Amérique du Sud.
Du côté des nouveautés techniques, notons l’ajout d’un type d’instance spécialement dédié au calcul haute performance (HPC). Cette dernière présente des caractéristiques impressionnantes (deux CPU octo-cores, 60,5 Go de RAM, 3,37 To de stockage, réseau 10Go/s) permettant une puissance brute de calcul 90 fois plus importante qu’une instance m1.small. En mettant en oeuvre 290 instances de ce type, il devient ainsi possible de rentrer dans le classement Top500 des plus puissants calculateurs, selon Amazon.
Plus modestement, AWS propose désormais d’intégrer un ELB dans une offre de cloud privé virtuel (VPC). Les instances enregistrées sur un ELB privé ne se verront pas assigner d’adresse IP publique, permettant ainsi, à l’aide des sous-réseaux VPC et des ACL, de mettre en oeuvre des règles de filtrage d’accès avancées.

Un banc de test pour OpenStack

OpenStack, en marge de sa première conférence annuelle à Boston, a annoncé la mise en place d’un environnement public et gratuit de sa solution IaaS. Ce projet, baptisé FreeCloud, a pour but de permettre aux développeurs et autres administrateurs d’expérimenter à moindre coût les APIs et l’architecture de la solution. Pour ce faire, ce déploiement se repose sur différents hyperviseurs et permet de mettre en oeuvre un grand nombre de topologies réseau différentes.

OpenNebula 3.2 sur les rails

Alors que la dernière version majeure – 3.0 – date à peine de quelques mois, OpenNebula a annoncé la sortie d’une version 3.2 de la plateforme pour décembre prochain, inaugurant ainsi le nouveau cycle de release du projet. La principale nouveauté de cette version est le support natif des hyperviseurs VMWare dans le cadre de la fusion entre les deux modules que sont la distribution principale et les addons. Notons que le support de VMWare inclut la gestion de vMotion, permettant ainsi la migration à chaud d’instances entre les hyperviseurs.

PaaS

Des écosystèmes en espansion

La compétition fait rage dans le domaine des offres PaaS publique, notamment au niveau des modules optionnels disponibles.
Malgré une offre déjà conséquente, Heroku a rajouté à son catalogue d’add-ons la possibilité d’exploiter un ordonnanceur en remplacement du module Cron existant. Ce nouvel ordonnanceur permet de définir une tâche à l’aide de n’importe que langage disponible sur la plateforme (pour mémoire, le module Cron imposait de passer par rake), rejoignant ainsi la philosophie polyglotte chère à Heroku.
CloudBees offre également de nombreux modules supplémentaires, entre autres MongoHQ, XWiki, Papertrail ou la solution d’envoi de mails SendGrid. En outre, une nouvelle version de la plateforme d’intégration continue maison – Nectar, basée sur Jenkins – facilite désormais le paramétrage des jobs par le biais de templates.

Tendances

De plus en plus d’acteurs

Au delà des acteurs “historiques” du domaine – Amazon, Google, SalesForce et autres Rackspace, pour ne citer qu’eux – de plus en plus de sociétés se lancent dans l’offre de services cloud.
En France, tout d’abord, avec Scalivarius qui a dévoilé la première offre PaaS hébergée dans l’hexagone. La solution se base sur la solution Open Source CloudFoundry, ce qui lui permet d’offrir le support d’un grand nombre de langages (Java, PHP, Python, Ruby ou Scala) ainsi que de divers services (MySQL, Redis, MongoDB, RabbitMQ ou encore memcached).
En Suisse également, où Veltigroup a lancé Exoscale, une offre IaaS intégralement hébergée sur le territoire helvétique. Cela permettra, selon l’éditeur, aux société suisses de pouvoir profiter des bénéfices d’un hébergement cloud sans être confrontées aux différentes limitations liées à un hébergement étranger.


La gazette du cloud – Octobre 2011

Publié le 11/10/2011, par Pierre Chaussalet dans Cloud Computing | Ajouter un commentaire

OpenStack publie une nouvelle version et devient une fondation

C’était prédit par la majorité des observateurs du domaine, Rackspace l’a officiellement annoncé : OpenStack, une des pricipales plateformes de cloud computing open source, sera désormais gérée par une fondation.
OpenStack a également publié Diablo, la nouvelle version de la plateforme. Les principales orientations de cette nouvelle mouture sont la montée en charge, la disponibilité et la stabilité. Entre autres nouveautés de Nova – partie en charge de la gestion des instances, signalons un nouveau mode de réseau multi-noeuds, la possibilité de cloner une image ou de créer des images bootables ainsi que celle d’arrêter une instance kvm sans la détruire. L’offre de stockage, Swift, permet désormais la réplication multi-cluster afin de faciliter la redondance multi-sites et offre de nouvelles possibilités de monitoring. La gestion des images, Glance, est quant à elle facilitée par de nouvelles fonctionnalités de filtrage et de de recherche, rendant envisageable la possibilité de créer des bibliothèques d’image de taille importante.
Ajoutons que cette version initie le nouveau rythme de publication de 6 mois annoncé par OpenStack. La prochaine version, Essex, est donc attendue pour avril prochain.


Amazon S3 propose de chiffrer vos données à la volée

Il s’agissait sans doute d’un frein majeur à l’adoption de la plateforme S3 pour le stockage de données d’entreprises, il est désormais possible de chiffrer les données stockées de manière quasiment transparente. Le chiffrement / déchiffrement est pris en charge automatiquement par la plateforme et ne nécessite que l’ajout d’un header HTTP lors de l’envoi de la requête PUT. Il est également possible d’imposer ou d’interdire le chiffrement pour un bucket donné. Chose assez rare pour le noter, cette option n’entrainera aucun coût supplémentaire, ni au stockage, ni au transfert des données.
Dans le même temps, Amazon présentait fièrement les statistiques de S3 pour le troisième trimestre 2011. Le nombre de requête par secondes est de 370 000 pour un total de 566 milliards d’objets. La progression du nombre d’objets stockés est donc toujours exponentielle avec un doublement de ce nombre en seulement neuf mois.


OpenNebula publie une nouvelle version majeure

Trois ans après la sortie de la première version, OpenNebula vient de rendre disponible la version 3.0 de sa plateforme IaaS. Pour mémoire, OpenNebula se présente comme un outil de facilitation pour la migration de datacenters classiques au cloud privé ou hybride. Cette nouvelle édition offre un nouveau mode d’authentification permettant de gérer des quotas, la gestion de repository de templates, un nouveau système de monitoring et le support d’Open vSwitch.


Heroku supporte Scala

Heroku, la plateforme PaaS qui fait parler d’elle en ce moment pour son rythme d’innovations élevé, ne se repose pas sur ses lauriers. Après Ruby, Java et Python, c’est désormais au tour de Scala de s’ajouter au catalogue des langages utilisables. Gageons qu’ils risquent de ne pas s’arrêter en si bon chemin…


Amazon fait se rencontrer la tablette et le nuage

Amazon vient de présenter sa vision de la tablette sous la forme du Kindle Fire. Ce dernier est étroitement lié à l’offre IaaS de la société, notamment au niveau du navigateur web embarqué. Ce navigateur, baptisé Silk, permet de tirer parti de la puissance de calcul d’EC2 afin d’externaliser une partie du rendu des pages visitées. On ne s’étendra pas ici en détails techniques sur le sujet, mais on peut retenir que le traitement du rendu est divisé en plusieurs étapes et que plusieurs d’entre elles peuvent être déportées sur l’infrastructure EC2 afin d’alléger la charge sur la tablette. Bien évidemment, ce comportement est désactivable afin de concentrer le rendu sur la tablette. Il est également possible d’exploiter l’espace S3 pour compléter les 8 Go de stockage offerts par la plateforme, toutefois ce stockage externalisé n’est gratuit que pour les objets achetés sur la boutique Amazon. Dans le cas contraire, les tarifs habituels s’appliquent.