Je me suis rendu le 21 janvier à Itterswiller en Alsace pour la seconde édition de l’Agile Open France qui vaut vraiment la peine d’y assister et cela pour plusieurs raisons :
D’abord, le cadre et l’endroit choisi pour les 3 jours de l’évènement sont magnifiques : village d’Alsace isolé en plein milieu des vignobles sur la route des vins. Le coup d’œil le matin sur les vignes sous un soleil naissant depuis sa fenêtre de chambre vaut vraiment le coup.
Ensuite et c’est à mon sens le plus important, la qualité des personnes présentes issues de différents univers professionnel avec des expériences variées de mise en œuvre concrète de l’Agilité, etc. mais avec UN point commun, la volonté de partager la connaissance acquise et le fait de pouvoir bénéficier de points de vue des différents acteurs de l’Open Space sur les interrogations et problématiques rencontrées au quotidien.
Nous étions au total 23 personnes dont une forte présence de l’entité commerciale Orange Business Services (6 personnes) et de nos amis belges (3 personnes) qui vont organiser prochainement un Agile Open en Belgique.
Pour ma part, c’est la première fois que je me rends à ce type d’évènement avec comme thème fédérateur l’Agilité et je fus agréablement surpris au fil de la première journée malgré mes craintes du départ – N’avions-nous pas rigolé ensemble au bureau sur le fait que se réunir épisodiquement sur l’Agilité pouvait s’apparenter à l’appartenance à une secte ?
Il est vrai que le jeu de groupe organisé en début d’évènement, pour attendre les derniers retardataires, m’y a fait penser. Tous debout en cercle en train de crier à tour de rôle un dialecte composé de 3 mots barbares en accord avec le geste adéquat pour passage de témoin avec pour objectif d’éliminer un par un les participants dans le cas où le geste ne correspondait pas au mot prononcé.
En étant plus sérieux, il est vrai qu’un Open Space (ensemble de conférences auto-organisées par les participants) est reconnu comme étant une méthode efficace qui permet de tenir des réunions dynamiques et productives alliant une communication franche et ouverte.
Après un rappel des règles de base par les organisateurs (“les personnes qui sont là sont les bonnes personnes”, ”quand ça commence, c’est que c’est bon moment pour commencer”, “quand c’est fini, c’est fini”, etc.), la planification des sessions a pû débutée. Un premier constat, beaucoup de sujets ont été l’objet de problématiques rencontrées par les participants sur leurs projets au quotidien.
Personnellement, je me suis positionné sur plusieurs sujets portant essentiellement sur des problématiques d’organisation de projets Agile, par exemple :
L’autonomie du Product Owner vis-à-vis des tests d’acceptation. Il s’agissait principalement de tenter de résoudre le problème du non-engagement du Product Owner (pour l’occasion) à fournir (ou à faire faire) des tests d’acceptation avec pour objectif de soustraire l’équipe de production à ce genre d’activité.
A ce sujet, il a été mis en avant l’utilité de définir des cas de tests et jeux de données associés le plus en amont du processus de développement de par l’approche développement orienté par les exigences. L’approche Test-Driven Requirement a été explicitée à travers nos quelques retours d’expériences sur le sujet.
Le Business value game de Pascal Van Cauwenberghe . C’est un jeu très sympa et utile qui permet de simuler la réalisation et la mise en production de versions de produit d’un point de vue du Product Owner. C’est le genre de jeu indispensable pour des mises en situation lors de formation Scrum dédié au Product Owner ou équivalent. Pour expliquer rapidement le déroulement de la session, nous avions constitué 2 équipes de Product Owner afin de pouvoir, au final, comparer les stratégies adoptées de priorisation. Il s’agissait de planifier les itérations en fonction du niveau de satisfaction des clients finaux et du retour sur investissement attendu par le développement des user stories. Est-ce le fruit du hasard ? En optant pour des stratégies différentes, nous avons obtenu les mêmes résultats : niveau de satisfaction du client et retour sur investissement identiques pour les 2 équipes.
Les problèmes de maturité et de cohésion des équipes Scrum. Il s’agissait de répondre à une problématique d’un des participants au regard de l’organisation de son projet, du contexte multi-site et de la non stabilité permanente des équipes projet. Pour cela, une analyse causale a été menée avec des premières pistes d’amélioration en guise de plan d’action par les participants qui ont fait valoir leur expérience réciproque.
Autres sujets liés au Product Owner auxquels j’ai participé : Qui doit être Product Owner ? Comment gérer des versions d’une même User Story dans un Product Backlog et les différentes manières de le visualiser.
Pour conclure, un grand bravo aux organisateurs de l’Open Space que sont Bernard Notarianni, Emmanuel Gaillot, Luc Bizeul et Raphael Pierquin pour leur superbe idée de faire en sorte que des personnes envieuses d’apprendre et d’échanger sur une thématique commune puisse le faire.
C’est vraiment très agréable et enrichissant de pouvoir partager ses expériences projet avec d’autres praticiens Agiles ou en devenir, d’échanger des idées et de participer à des petits forums de discussions en mode communication directe.